Retrouvez chaque lundi l'intégralité de l'interview du dernier programme de match sur le site officiel. Aujourd'hui, Steven Lang.


Pourquoi avoir choisi ce café avec une terrasse donnant sur le stade pour cet interview ?
Le stade, c’est là où je me rends tous les jours, là où il y a les vestiaires. C’est l’endroit où on joue, un lieu symbolique. J’adore le Stade de Genève, j’apprécie y jouer. Ce café, j’y viens souvent, que ce soit entre deux entraînements ou lorsque des amis viennent me voir. Quelquefois, lorsque nous mangeons à la Praille avec les coéquipiers, nous aimons bien venir conclure le repas par un bon café sur cette terrasse.

Qui est Steven Lang lorsqu’il n’est pas sur un terrain de football ? Que fait-il ?
Je me repose, car je ne suis plus tout jeune et il faut savoir prendre soin de soi (rires). Je suis quelqu’un d’assez tranquille qui aime bien être en famille avec ma femme, mes parents ou encore ma soeur qui vit sur Lausanne. Je suis très famille. Je suis marié depuis trois ans avec ma femme qui travaille également sur Genève et avec qui je suis depuis huit ans. Tout se passe bien pour moi.

On te surnomme « le jeune Lang » dans le vestiaire. Ça vient d’où ?
C’est une histoire qui date d’il y a plus de six ans lors de mon premier passage au club. Il y avait déjà Routis mais également Tibert Pont avec qui on rigolait du temps qui passe. On prenait de l’âge mais on restait jeune du coup on a commencé à appeler Tibert « le jeune Pont » et j’ai également herité de ce surnom.

Tu es de Moutier. C’est là que tu as passé toute ton enfance ?
J’ai vécu jusqu’à l’âge de 12 ans à Moutier. Je suis ensuite parti assez tôt à Payerne au centre de formation national. J’y retourne encore de temps en temps, ma femme vient également de là-bas et j’ai toujours 2-3 copains qui y vivent ainsi que mes parents. Moutier, c’est un petit village tranquille de 7000 habitants où tout le monde se connaît. J’adore y retourner quand j’ai besoin de me ressourcer. Je suis parti assez tôt de Moutier mais j’y ai mes racines.

Quand on devient footballeur, on perd un peu de vue ces copains d’enfance pour s’en faire de nouveaux qui sont du même milieu que soi non ?
Ça dépend. Il y a des joueurs qui restent dans le club dans lequel ils ont été formés et qui peuvent donc « garder » le même cercle d’amis jusqu’à 25 ans. Moi, je suis parti assez tôt. Vous savez les footballeurs sont comme tout le monde. Dans la vie on a 3-4 amis fixes sur lesquels on sait que l’on peut compter. Le reste c’est des connaissances.

Tu as pas mal bourlingué en Suisse. Si tu devais être le prochain rédacteur du Guide du Routard pour ce pays, où enverrais-tu les touristes ?
J’ai beaucoup apprécié jouer dans autant de clubs en Suisse. Ce sont à chaque fois des expériences extraordinaires, avec des super rencontres. Pour les touristes étrangers, je pourrais surtout les conseiller sur les stades de football et sur les bons restaurants (rires). Chaque ville a ses qualités et ses défauts. D’un point de vue personnel, j’ai beaucoup apprécié Zurich. Si on y parlait français, ce serait la ville parfaite.

Et à Genève, quel est ton endroit favori ?
Le lac bien sûr ! Il est magnifique, et j’adore aller manger dans les restaurants qui ne sont pas loin du jet d’eau. Avec ma femme, on mange beaucoup en ville.

Y a-t-il un club où tu refuserais de jouer ?
En tant que Genevois d’adoption je dois répondre Sion c’est ça ? C’est le club rival. Les gens doivent comprendre que pour un joueur de football, c’est dur de refuser certaines opportunités à certains moments de sa carrière.

Quel métier aurais-tu voulu faire si tu n’avais pas été footballeur ?
C’est dur de vous répondre car j’ai vraiment tout donné pour devenir footballeur. Je n’ai jamais vraiment eu de plan B à ce niveau-là, j’ai toujours eu cette unique idée en tête. Du coup, je ne vais pas dire un métier au hasard, ce serait mentir !

Qu’écoutes-tu comme style de musique ?
J’écoute un peu de tout, du RnB et rap français jusqu’à la musique classique. Je n’ai pas un style de musique précis. J’entends beaucoup toutes les nouveautés puisque j’ai 30 minutes de voiture tous les matins depuis Gland et j’écoute ONE FM à la radio.

Est-ce que tu es un grand lecteur ?
J’aime bien lire oui. Essentiellement des biographies de sportifs car j’aime bien comprendre comment arriver au top mais dans d’autres sports. Les derniers livres que j’ai lu étaient les biographies de Federer et de Tiger Woods.

Ton film préferé ?
Intouchables. J’ai adoré ce film.

Quelle est ta plus grande fierté dans la vie ?
Ma plus grande fierté c’est ma famille. J’ai des parents, une soeur et une femme qui sont exceptionnels. C’est mon essence et mon moteur et ce sont des gens sur qui je pourrais toujours compter. Etre footballeur c’est bien beau, avoir des matches en Super League et en Challenge League c’est bien, mais l’essentiel c’est ma famille.

Et ta plus grande déception ?
Honnêtement, je suis un homme comblé. Je vis de ma passion et ma famille est en bonne santé. C’est une question difficile donc. Si je devais dire quelque chose,je dirais ma blessure lorsque j’étais à Nantes à 16 ans. J’ai été freiné dans ma progression dans un moment-clé de ma carrière.

Comment imagines-tu ta reconversion ?
Je commence à y penser gentiment. Je pense rester dans le monde du football et je suis en train de passer mon diplôme B avec Sally, Matias Vitkieviez et Alex Alphonse. Donc pourquoi pas devenir entraîneur de jeunes ou même agent de joueurs ! J’espère vraiment avoir l’opportunité de rester dans le monde du football à la fin de ma carrière.

Dans un autre sport collectif, dans quelle équipe aurais-tu aimé jouer ?
Quand j’étais petit je faisais du hockey au HC Moutier et j’étais assez doué. J’ai dû faire un choix et j’ai privilégié le football. Donc si je devais choisir une équipe d’un autre sport collectif je dirais le HC Genève-Servette !

Le prochain à effectuer cet exercice sera Anthony Sauthier. Quelle question doit-on lui poser ?
J’aimerais bien savoir d’où vient sa célébration un peu bizarre lorsqu’il marque (rires).